Le projet de revitalisation urbaine de la place de la Gare vise à restructurer ce quartier fragilisé par le déclin industriel, en réhabilitant les diverses friches (bâtiments de la Coopérative, ancien moulin sis rue d'Oultremont, terrains des anciens Ets BIEMAR, anciennes dépendances de la gare de Micheroux) en vue d'y créer un espace public, des logements et des surfaces commerciales.
Le quartier considéré comprenant les anciennes dépendances de la gare de Micheroux a été profondément marqué, au début des années 70, par la fermeture définitive, d'une part, des charbonnages du Hasard, du Bois de Micheroux et de la Bure Guillaume, situés à proximité, et, d'autre part celle de la Société Générale Coopérative, dont l'exploitation constituait l'activité économique principale de la commune.
Celles-ci ont été suivies en 1983 par la désaffectation de l'ancienne ligne 38 de la SNCB, qui desservait ces sites industriels, et l'abandon de la gare de Micheroux et de ses dépendances, laissées en friche depuis cette période.
Cette désertification s'est accompagnée du déclin du petit commerce et de l'artisanat locaux.
Seules subsistent les maisons ouvrières situées de part et d'autre des dites dépendances (avenue de la Coopération, rue d'Oultremont, avenue de la Résistance, rue César de Paepe), occupées auparavant par une population relativement âgée qui a été progressivement remplacée par des jeunes ménages issus de la banlieue liégeoise.
Cette nouvelle structure démographique du quartier a notamment favorisé, dans le courant des années 90, l'implantation de nouveaux centres commerciaux sur les sites voisins des anciens charbonnages de la Bure Guillaume et du Bois de Micheroux.
Après avoir recentré ses services dans le quartier considéré (avenue de la Coopération et rue Louis Pasteur) dans le courant des années 80, la Commune de SOUMAGNE a racheté, lors de la précédente décennie, les dépendances de l'ancienne gare de Micheroux, constituant aujourd'hui la place de la Gare, en vue, notamment, d'y installer les fêtes foraines, la brocante et le marché hebdomadaires, ainsi que les trois bâtiments abandonnés de l'ancienne Union Générale Coopérative situés en face de la maison communale et du site concerné.
Ces bâtiments délimitent de manière significative le périmètre de revitalisation du quartier en cause.
Le projet de revitalisation urbaine a pour objectif de restructurer ce quartier, non seulement en réhabilitant les diverses friches industrielles mais aussi en y construisant des nouveaux immeubles principalement destinés au logement.
Un premier immeuble de 12 appartements "sociaux" à loyer modéré est terminé et mis en location par le Foyer de la Région de Fléron et les deux parties de l'ancien moulin de la rue d'Oultremont ont été réaménagées en immeubles à appartements par des opérateurs privés.
Ce projet vise à requalifier également l'espace public par :
La revitalisation de cet espace urbain devrait donc permettre de renforcer l'attractivité de la zone et d'y offrir l'accès à des lieux plus conviviaux, en fixant sur ce site :
L'opération de revitalisation urbaine de la place de la Gare ainsi que son périmètre ont été approuvés par les autorités communales, la CRAT et, in fine, par arrêté ministériel du 03 juin 2004. A la même date, le Gouvernement wallon a octroyé à la Commune une subvention de 620.000 euros pour la réalisation de la première phase de l'opération.
Le projet de convention établi par la Région wallonne règlant les modalités d'exécution de l'arrêté relatif à l'octroi de cette subvention a été approuvé par le Conseil communale le 22 novembre 2004.
Les immeubles seront réalisés par un promoteur privé, "MDC Etudes et Entreprises" d'Aubel, la Commune prenant en charge les infrastructures publiques (voiries, égouts, bassin d'orage, Ravel ...) financées par les subsides régionaux.
La première phase de travaux inscrits dans le périmètre de cette opération de revitalisation urbaine devrait débuter dans le courant de l'année 2008, suite à la délivrance du permis par le service de l'urbanisme. Elle comprendra la construction, par le partenaire privé, de deux immeubles comprenant respectivement 6 à 8 appartements (gabarit rez + 2,5) et de maisons individuelles mitoyennes. Ceux-ci seront érigés en face de l’ancienne coopérative, le long de la desserte locale dénommée « rue de la Siroperie ». La réalisation de cette prochaine étape du projet devrait permettre d’atteindre le « seuil d’irréversibilité » requis pour mettre en route le mécanisme de subvention du projet par la Direction de l’Aménagement Opérationnel de la Région wallonne.